L’issue est désormais connue. La baleine retrouvée échouée sur une plage de Muanda, dans la province du Kongo Central, n’a pas survécu. Après plusieurs heures de surveillance et de tentatives de prise en charge, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a confirmé le décès du cétacé, dont la carcasse sera inhumée conformément aux normes internationales, excluant toute consommation ou distribution de sa viande, annonce Opinion Info.
L’animal, estimé à environ 7 mètres de long, 5 mètres de large et un poids compris entre 7 et 8 tonnes, avait été découvert en détresse sur le littoral atlantique. Les équipes de l’ICCN espéraient encore pouvoir lui prodiguer les premiers soins avant une éventuelle remise à l’eau. Ces efforts n’ont toutefois pas permis d’éviter son décès.
« L’océan ne rejette que des espèces déjà mortes, incapables de respirer », explique De Dieu Byaombe, chef de l’antenne de l’ICCN à Muanda, évoquant les premières observations réalisées sur le terrain.
Une intervention freinée par des contraintes logistiques

Le poids exceptionnel de l’animal a rapidement transformé l’opération en un véritable défi technique. Malgré la mobilisation d’engins mis à disposition par plusieurs partenaires, notamment une excavatrice de Perenco et une tractopelle de DP World, aucune tentative n’a permis de déplacer la carcasse.
« Nous ne disposons pas d’une grue capable de soulever plus de sept tonnes », précise le responsable local de l’ICCN, ajoutant que d’autres solutions sont étudiées avec l’appui de partenaires afin de procéder à l’enlèvement de la baleine dans des conditions adaptées.
L’ICCN interdit toute manipulation de la carcasse

Alors que la nouvelle du décès de l’animal s’est rapidement propagée, de nombreux curieux se sont rendus sur les lieux. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent plusieurs personnes manipulant la carcasse, malgré les consignes émises par les autorités environnementales.
L’ICCN rappelle que l’origine de la mort de la baleine n’est pas encore établie et que tout contact avec l’animal est fortement déconseillé, dans l’attente des investigations nécessaires.
Pour l’institution, le respect du périmètre de sécurité constitue une mesure essentielle afin de préserver la santé publique et de garantir le bon déroulement des opérations.
Une inhumation plutôt qu’une distribution

Face aux rumeurs évoquant une éventuelle récupération de la viande, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature se montre catégorique. « Je vais décevoir ceux qui pensent que l’animal sera dépecé et partagé dans les ménages », déclare De Dieu Byaombe.
Selon l’ICCN, la baleine sera enterrée conformément aux normes internationales applicables à la gestion des grands mammifères marins. Une parcelle a été identifiée à cet effet et sera placée sous la surveillance des éco-gardes afin d’empêcher tout accès non autorisé.
Les responsables rappellent enfin que les échouages de cétacés ne constituent pas un phénomène inédit sur le littoral de Muanda. Chaque événement fait toutefois l’objet d’une évaluation spécifique afin de déterminer les causes du décès et de limiter les risques sanitaires et environnementaux.
MM
