Les activités socio-économiques ont tourné au ralenti toute la matinée de ce mercredi 16 octobre 2024 dans certains coins de l\’ancienne cité de Kimpese, territoire de Songololo dans le Kongo Central. C\’est à la suite d’une « prétendue » journée ville morte.
A l’initiative des organisations anonymes sur les plateformes digitales, cette mesure a voulu amener la population à « dire Non aux salaires de misère des enseignants pour sauver l\’éducation nationale en péril et Non aux salaires de misère des fonctionnaires de l\’État tel que magistrats, infirmiers, médecins, militaires et policiers », comme peut-on lire sur ce communiqué.

Au centre commercial de Kimpese, les activités économiques ont tourné au ralenti. Quelques boutiques et magasins ont ouvert leurs portes comme dans les banques et stations-services.
Dans les coins périphériques de cette ancienne cité, les activités économiques ont pratiquement été paralysées.
Dans le secteur éducatif, la quasi-totalité d’activités scolaires n’ont pas eu lieu dans les écoles primaires, y compris secondaires. Quelques apprenants qui se sont présentés le matin ont été renvoyés à la maison par leurs autorités.

Il est très important de rappeler que celà fait quasiment deux mois, depuis que les enseignements des établissements publics ont initié un mouvement de grève. Objectif : réclamer un bon traitement salarial auprès des autorités de la République.
Mais, jusqu\’à preuve du contraire, aucun arrangement a été conclu entre les amoureux de la craie et l\’État congolais, outre des promesses : Des promesses qui n\’apaisent pas les enseignants afin de reprendre normalement les cours. Pourtant, la première ministre Judith Suminwa les a, récemment, demandé d\’agir en bons patriotes, mais sans succès.
À quand la fin de cette saga éducative dans les différentes provinces éducationnelles du Kongo Central ? L\’on se demande.
Josué Muleli
